February 2, 2006 Source: Concordia University: http://mediarelations.concordia.ca/mediaroom/press Dr. Claude Lajeunesse's Speech : Engaged in Innovation and Agent of Social Change - as delivered MONTREAL/February 2, 2006 — Speech of Dr. Claude Lajeunesse President, Concordia University Given at la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) February 6th, 2006 Salutation des officiels Mesdames et Messieurs, chers collègues, Ladies and Gentlemen, Je vous remercie de m’offrir cette prestigieuse tribune. C’est avec un grand plaisir que j’ai accepté l’honneur de vous adresser la parole ce matin. Lorsque je suis revenu à Montréal il y a six mois, après plusieurs années d’absence, l’une de mes premières priorités a été de rencontrer des représentants de la Chambre de commerce, pour me mettre au courant de ses activités. Je dois dire que la Chambre m’impressionne par sa vision, son leadership et son dynamisme ! Votre présidente, Isabelle Hudon, reflète bien votre énergie et votre savoir-faire. Et j’apprécie beaucoup sa délicatesse, en me téléphonant ce matin pour me souhaiter bonne chance. Votre récente étude sur le financement privé de la culture démontre à la fois une fine compréhension de ce qui rend Montréal unique, et un sens très pratique des gestes à poser pour faire avancer le dossier. Je félicite la Chambre de ce leadership actif basé sur une démarche intellectuelle crédible. Concordia s’est aussi penchée sur le dossier culturel pour formuler une politique bien articulée, à l’appui des efforts du Maire Tremblay pour faire de Montréal une capital internationale de la culture—objectif que nous partageons tous, j’en suis certain. Je constate que la métropole connaît actuellement—sans doute en partie grâce à vous tous—un essor porteur d’un immense potentiel. Vous représentez les forces vives de notre communauté ; vous êtes soucieux de son bien-être et de son avenir. C’est pourquoi je tiens à vous parler du rôle que Concordia entend jouer dans l’épanouissement de la communauté montréalaise et québécoise. L’ensemble du secteur universitaire apporte une contribution majeure à la vie économique, intellectuelle et culturelle de Montréal. Fernand Martin, professeur à l’Université de Montréal, estime que l’impact total des universités et instituts de recherche sur la ville approche les six milliards de dollars par année, et qu’elles créent plus de 65 000 emplois ! Je suis fier de la performance de Concordia en tant que pilier de ce secteur. Au cours de l’année universitaire 2005-2006, 38 685 étudiants et étudiantes se sont inscrits à des programmes réguliers, tandis que 5 370 passaient par l’éducation permanente, ce qui fait que nous accueillons plus d’un étudiant d’université sur cinq à Montréal. Depuis quelques années, notre capacité d’adaptation est cependant mise à rude épreuve, car nous connaissons la croissance la plus rapide du réseau universitaire québécois…ce qui reflète le fait que le milieu reconnaît, dans la diversité culturelle et le savoir, les moteurs même de la croissance. Depuis huit ans, le nombre total de nos étudiants a ainsi augmenté de 41 pour cent et nos étudiants internationaux de 275 pour cent ! Concordia, c’est donc un bouillon de culture, un environnement tout désigné pour traiter des grandes questions qui préoccupent la société, et pour proposer des solutions adaptées à ses besoins. C’est un milieu que je trouve passionnant. Mais ce qui en constitue l’aspect le plus séduisant, à mon sens, c’est son caractère d’université engagée ; c’est-à-dire qu’elle est présente dans son milieu, qu’elle y est influente et agit pour améliorer le sort de sa communauté. L’université engagée anticipe les événements et les besoins. Elle mobilise les forces vives qui l’entourent, en synergie avec ses propres ressources, pour agir proactivement au service de la société. Or, Concordia a toujours été, est aujourd’hui, et entend demeurer cette université engagée. En effet, même si l’Université Concordia en tant que telle n’existe officiellement que depuis trente ans, ses traditions remontent au XIXe siècle. Qu’il s’agisse des Jésuites, qui ont fondé en 1896 le Collège Loyola pour desservir la communauté anglo-catholique, ou du YMCA, premier établissement montréalais à offrir, dès 1873, des cours du soir aux jeunes travailleurs—nos fondateurs ont toujours cherché à bien comprendre et à combler les besoins de leurs clientèles. Forte de ce riche passé, Concordia s’inscrit aussi pleinement dans la ville en devenir—cette ville du savoir, des technologies, et de l’innovation. Notre université devient un agent important de transformation, qui gagne à être connu. Sur le plan urbain, tout d’abord : si vous fréquentez le centre-ville, vous y avez peut-être déjà remarqué l’évolution progressive de notre campus Sir George Williams. Par exemple, le nouveau pavillon intégré Génie, informatique et arts visuels est un ajout spectaculaire à notre parc immobilier. Et que dire de la magnifique murale en verre qui habille 6 000 pieds carrés de sa façade, rue McKay ? Réalisée par l’artiste Nicolas Baier—qui a étudié à Concordia—il s’agit de la plus grande œuvre jamais réalisée au Québec dans le cadre du « Programme du un pour cent ». De manière plus globale, notre université revitalisera tout l’ouest du centre-ville, depuis longtemps oublié, grâce à un projet très novateur : le Quartier Concordia, qui sera un centre nerveux économique, social et culturel au coeur de Montréal. La formation, la recherche et l’entreprenariat de pointe s’y conjugueront avec un cadre de vie agréable, propice aux rencontres et aux échanges. Quartier Concordia is an ambitious and transformational project, already well under way. In addition to building a new home for the John Molson School of Business on the southwest corner of Guy and de Maisonneuve, it encompasses the revitalization of the Motherhouse of the Grey Nuns. This late 19th-century jewel of Montreal’s history originally served to expand and continue the work of Marguerite d’Youville, the remarkable woman who founded the Grey Nuns more than 250 years ago. In addition to Quartier Concordia downtown, we have also been expanding our beautiful Loyola campus in the west end of the city. If you have not been there for awhile, I urge you to go: you will be blown away by the scale and the quality of transformation. For example, as our faculty and students will tell you, the Richard J. Renaud Science Complex is an extraordinary, state-of-the-art centre for learning and research. At 33,000 square metres, it is a model of beautiful and environmentally sound architecture, which has already won several major prizes. The $20 million renovation of the Drummond Building provides our communications and journalism students with access to cutting-edge studios. Of course, having these kinds of facilities makes it much easier to recruit excellent students and professors who will provide superb teaching and research. Toujours sur le campus Loyola, notre souci constant de rendre l’art accessible à un plus large public s’est traduit par l’installation de plusieurs nouvelles oeuvres, dont l’impressionnante sculpture The Emergence of the Chief, de Dave McGary, qui rend un vibrant hommage à la communauté des Premières nations. Concordia poursuit son évolution : par exemple, nous planifions notre participation, avec d’autres institutions, dont l’Université de Montréal, à une initiative pour établir notre présence dans la Ville de Laval au sein de la Cité du savoir. Inutile de vous dire à quel point nous sommes fiers de l’ensemble de ces réalisations physiques et de nos projets. Mais derrière nos murs, il se passe des choses merveilleuses, qui sont moins visibles. Depuis ses débuts, Concordia est un lieu d’accueil privilégié pour les nouveaux Québécois. Encore aujourd’hui, je trouve émouvante la cérémonie de la collation de grades. On y voit presque toujours des parents originaires de tous les coins du monde, venus fêter le premier membre de leur famille qui reçoit un diplôme universitaire. De plus en plus, nos finissants de la première génération nous envoient leurs enfants. Comme ils sont fiers ! Et nous aussi… Nous sommes aussi la porte d’entrée pour beaucoup d’étudiants internationaux. Ces étudiants et étudiantes nous viennent de 157 pays, et parlent plus de cent langues maternelles autres que le français et l’anglais. Cette diversité reflète fidèlement le Québec moderne dans lequel nous évoluons. De plus, nous encourageons nos étudiants à suivre des cours de français langue seconde ou de perfectionnement, afin de faciliter leur intégration à la société québécoise, et de maximiser leur potentiel. Les étudiants d’aujourd’hui devront fonctionner et réussir dans une économie mondialisée. Nous leur offrons donc une formation académique reconnue et rigoureuse, doublée d’une expérience sociale riche au sein d’un microcosme varié et dynamique. Comment mieux les préparer pour le monde qui les attend ? Il est évident que cet enseignement exigeant et cette ouverture au monde constituent des atouts pour Montréal, pour le Québec et pour le Canada. Plus encore, ces sont des atouts à l’étranger, comme le prouvent les liens que nous avons tissés avec 89 institutions soeurs dans 29 pays différents. Nous développons également, depuis un bon moment, des liens étroits avec la garde montante de l’économie mondiale, l’Inde et la Chine, par exemple. Et nos 125 000 diplômés nous donnent accès à des réseaux précieux à travers le monde. Peu de gens se rendent compte de l’impact de la croissance sur les activités de Concordia. Par exemple, notre école de génie est maintenant la deuxième quant au nombre d’étudiants au Canada après celle de l’Université de Toronto, et première aux niveaux de la maîtrise et du doctorat. Et notre pavillon Génie, informatique et arts visuels héberge aujourd’hui plus de 1 500 chercheurs—et chercheures—et oui, de plus en plus de femmes se joignent à notre corps professoral—ce qui en fait la plus importante concentration de chercheurs en génie au Canada. Nous avons maintenant à Concordia 62 chaires de recherche, et 29 centres de recherche. Lors de mon installation, je me suis d’ailleurs engagé à faire augmenter le nombre de ces chaires à 100 d’ici cinq ans. À cette fin, une vice-présidente se consacrera bientôt exclusivement à l’expansion de notre secteur de la recherche et des études supérieures par tous les moyens. Elle ou il aura la tâche de bâtir les relations et réseaux nécessaires, de veiller au financement de la recherche, au transfert des connaissances et à la commercialisation des fruits de ces activités. Même si le changement constant n’est pas de tout repos—c’est le moins qu’on puisse dire—l’institution en ressort plus vigoureuse et dynamique. La croissance rapide permet, à tout le moins, de recruter parmi les meilleurs professeurs-chercheurs, le meilleur personnel…et par conséquent, les meilleurs étudiants. Ce mouvement vers l’excellence est tout à fait conforme à l’engagement de Concordia d’innover au sein d’un monde en perpétuel changement. Il s’agit d’initier, de gérer, d’être là au bon moment, et de foncer ! Nous travaillons d’ailleurs en réseau à créer des partenariats qui réunissent les éléments nécessaires à l’évolution sociale et à l’innovation. Tout récemment, par exemple, grâce à la générosité de Stephen Jarislowsky, nous avons créé, avec l’École des hautes études commerciales, l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques—un nouveau centre de recherche, de référence et de formation en matière de gouvernance d’entreprises. L’Institut développera des modèles de gouvernance à l’intention, non seulement des entreprises cotées en bourse, mais aussi des coopératives et des organismes du secteur public. Toutes ses activités auront lieu en français et en anglais. À l’ère post-Enron, et à la lumière des scandales de gouvernance corporative des dernières années, je n’ai pas à vous convaincre, j’en suis certain, de la pertinence de cette initiative ! Nous sommes très fiers de cette collaboration avec les HEC, et aussi de notre professeur de finance à l’École John Molson, Lorne Switzer, qui vient de gagner, avec sa co-auteure Catherine Kelly, le premier prix au congrès mondial McMaster pour son travail intitulé Corporate Governance Mechanisms and Small Cap Firm Performance: Evidence for Canada. In Aerospace Engineering, we have developed partnerships with Bombardier, Bell Helicopter, CAE Electronics, Canadian Marconi, the Canadian Space Agency, Pratt & Whitney, EMS Technologies, Rolls Royce and others to allow our students to work on real projects within the industry even before they finish their studies. In collaboration with our partners in a remarkable network—l’École polytechnique, l’École de technologie supérieure, Laval, McGill and Sherbrooke—we offer a Joint Masters program in Aerospace Engineering. Each of us brings something unique to the partnership, which helps our economy maintain its leading edge capacity in this strategic industry. Concordia has always been a pioneer of the interdisciplinary approach—in part because our history afforded us some flexibility in evolving academic traditions. We all know that sometimes, these traditions can get in the way of innovation! In our traditional spirit of pushing boundaries, we chose to put computer engineers and artists together in the same building, in the expectation that they would stimulate each other with ideas and new tools that would yield enriched results. Cette initiative mettant ensemble ingénieurs et artistes a vu le jour sous le nom d’Hexagram. Il s’agit d’un lieu d’exploration, de collaboration et d’innovation sans frontières que nous avons créé en partenariat avec l’UQAM, le Cirque du soleil, la Société Radio-Canada, la Fondation Daniel-Langlois et bien d’autres. L’Université de Montréal et McGill y ont aussi des projets. Hexagram abrite 70 artistes-chercheurs et 350 étudiants qui ont pour objectif de placer Montréal parmi les cinq plus grandes villes au monde dans le domaine des arts médiatiques. Il s’agit d’un carrefour où des liens réels se tissent entre la recherche académique, les arts et le secteur privé, et ce à l’échelle mondiale. Hexagram nous aide à répondre à la demande croissante de main-d’oeuvre qualifiée et d’expertise dans ce secteur—pensons seulement au marché du jeu vidéo/informatique, qui dépasse maintenant celui du cinéma traditionnel. Les artistes-chercheurs d’Hexagram repoussent les limites du possible en matière de réalité virtuelle, d’environnement immersif, de vêtements intelligents, de prototypage et sans doute de choses auxquelles aucun de nous n’a jamais pensé ! Il s’agit là d’une contribution très réelle à l’avenir de Montréal. Mais l’innovation ne se limite pas aux activités économiques. Concordia a aussi une longue histoire d’innovation sociale, essentielle à l’évolution d’une société moderne : elle est engagée dans son milieu et dans le monde. Par les multiples axes de recherche qui s’y réalisent; par l’audace et la générosité de sa présence architecturale et sociale; par le corps remarquable d’activités artistiques qui s’y développent…bref, Concordia déborde dans la société, et la sociét prend vie et racine en elle. À titre d’illustration : notre école de commerce John Molson et notre faculté des arts et des sciences ont développé, avec les Cris du nord du Québec, des partenariats dynamiques et attentifs. Ensemble, ils créent sur mesure une formation adaptée aux besoins des Cris. L’impact économique et sociétal de ces projets est énorme : en travaillant avec nos gens, les Cris se sont dotés de ressources humaines et intellectuelles qui font avancer leurs institutions scolaires et leur système de santé à pas de géant. Ils ont jeté les fondations d’une culture d’entrepreneurship et de saine gouvernance dont ils sont fiers, à juste titre—et nous aussi ! À l’image de ceux que les Cris doivent relever, beaucoup de défis de société sont complexes, difficiles et pourtant pressants. Au-delà de l’excellence de la recherche et du succès de nos étudiants, cela exige un engagement envers la société démocratique dans son ensemble. Il faut susciter le développement de l’esprit critique, de la conscience sociale, et du citoyen engagé et informé. Pour ce faire, nous disposons de plusieurs programmes, dont celui de l’Université autrement : dans les cafés. Il s’agit d’une série de dialogues sociaux constructifs et intelligents que nous animons en public, à l’intention de toutes les couches de la société. Nous avons organisé jusqu’ici 150 rencontres avec des invités aussi divers que Dany Laferrière et le groupe communautaire Santropol roulant. Ce programme a suscité beaucoup d’intérêt chez des visiteurs d’Europe de l’est, qui songent à s’en inspirer chez eux Comme vous voyez, les activités de Concordia sont d’actualité, pertinentes, inclusives et stimulantes…Tendances qui iront certainement en s’accélérant. Nous nous sommes cependant demandés comment mieux rendre compte de nos multiples activités. Et il nous est apparu que nous devrions vous en parler régulièrement. Mais par où commencer ? Eh bien, ce qui frappe un jeune Québécois comme moi qui revient à Montréal après des années d’absence, c’est l’évidence de la volonté commune à affronter les défis d’une société et d’une économie à bâtir. Je trouve particulièrement intéressant que la collectivité, avec le leadership du Maire Tremblay, ait identifié des secteurs prioritaires et des grappes industrielles où nous avons de bonnes chances de nous tailler une place concurrentielle à l’échelle mondiale. Alors pourquoi ne pas vous démontrer, chiffres à l’appui, comment Concordia contribue à la réalisation des rêves que nous partageons tous, dont celui de briller sur la scène internationale ? Nous publierons donc plus tard cette année : « Concordia : au coeur de l’avenir de Montréal ». Ce premier rapport à la communauté montréalaise présentera le bilan des contributions de Concordia en tant que bâtisseur et partenaire du milieu, et plus particulièrement cette année, l’apport de notre université aux grappes industrielles que la Ville a identifiées comme étant stratégique pour son futur. Nous vous ferons chaque année un rapport de nos efforts pour bâtir l’avenir de Montréal. Forcément, je vous ai beaucoup parlé jusqu’ici de Concordia. Mais nous sommes très conscients de notre rôle au sein de la communauté universitaire québécoise, et nous tenons à affirmer notre solidarité avec nos universités soeurs. Montréal a la chance inouïe d’être une ville universitaire avec une proportion d’étudiants et étudiantes per capita si importante qu’elle n’est devancée que par Boston en Amérique du nord. Mais si nous voulons maintenir nos acquis et faire avancer nos dossiers, il faudra travailler ensemble. Je suis persuadé que mes collègues seront d’accord avec moi pour remercier le ministre Jean-Marc Fournier pour les 720 millions de dollars supplémentaires dont il a annoncé la contribution le 26 janvier dernier. Cette somme sera versée d’ici l’année 2010 pour aider aux projets d’infrastructure et d’informatique. Même si elle est très appréciée, elle ne suffira pas à redresser le problème chronique de sous-financement des universités québécoises. Alors que nous attendons de voir quelles sont les intentions du nouveau gouvernement à Ottawa, je peux vous dire ce que mon expérience me porte à penser. Que ce soit à titre d’ancien recteur de l’Université Ryerson à Toronto, ou comme ancien président de l’AUCC, qui représente toutes les institutions post-secondaires au Canada, je sais qu’il faut sans cesse rappeler à tous nos gouvernements l’importance d’investir dans l’éducation pour préparer notre avenir. Les Canadiens ont voté pour un changement, mais l’engagement du gouvernement fédéral vis-à-vis du secteur post-secondaire et de la recherche doit absolument se maintenir et s’approfondir si nous voulons réussir nos objectifs de société. Nous avons plusieurs dossiers à porter de l’avant ensemble, dont celui d’assurer notre juste part d’une solution au déséquilibre fiscal. C’est à suivre de très près. Dans cet esprit de solidarité, je crois que le monde universitaire doit assumer un leadership bien au-delà de sa mission première d’enseignement et de recherche. Nous avons donc l’intention, avec nos universités consoeurs, de jouer un rôle de premier plan pour affronter les grands défis de notre société dans les années à venir : Aux défis de l’économie du savoir, Concordia propose une présence rapidement croissante en recherche-développement, plateforme d’innovation et de prospérité pour l’avenir, toujours avec la plus grande ouverture envers les partenariats et réseaux appropriés, et à l’appui des efforts du Maire Tremblay et de son équipe en ce sens. Aux défis sociaux particuliers à Montréal et au Québec, Concordia propose de poursuivre sa tradition d’engagement active et concrète, de la clinique de psychologie à l’atelier de la rue, de la salle de spectacle à l’écoute sensible et les échanges respectueux nécessaires aux transformations sociales réussies. Je vous donne en primeur deux exemples que nous mettrons de l’avant au cours des prochains mois : Tout d’abord, cette année nos départements de communications et de journalisme fêtent leurs 40e et 30e anniversaires respectivement. Dans les prochains mois, nous présenterons donc un symposium sur l’évolution du rôle des médias au Canada, puis une conférence académique sur le même sujet l’an prochain. De plus, face à la méfiance et au décrochage de beaucoup de citoyens, surtout les jeunes, du processus électoral, nous présenterons une série de conférences où des personnalités publiques renommées viendront parler de l’engagement civique et de notre avenir commun. Au défi démographique, le milieu universitaire doit proposer des pistes porteuses d’espoir et d’avenir. Chaque année, nous décernons des diplômes québécois à des milliers de nouveaux finissantes et finissants d’à travers le monde. Parmi eux il y a de nouveaux éléments dynamiques et essentiels à notre avenir. Ces diplômés pourront choisir de rester au Québec sans avoir à vivre les difficultés que doivent connaître ceux qui arrivent avec une formation étrangère. Alors faisons en sorte que nos étudiantes et étudiants tombent en amour avec Montréal, le Québec, le Canada—ou tout court, entre eux ! Et même si en fin de compte, il choisissent de retourner chez eux, ou de s’établir ailleurs dans le monde, ils constitueront des réseaux précieux pour nous tous lorsqu’ils retourneront dans leurs pays d’origine. Ils auront toujours un lien affectif avec Concordia et la Ville de Montréal. À ce sujet, nous pouvons compter sur une forte tradition d’accueil à Concordia. Par exemple, le 28 décembre, nos associations d’étudiants internationaux et de diplômés ont offert un repas des fêtes à 200 étudiants qui ne pouvaient rentrer chez eux, à l’étranger, pendant le congé de Noël. Mais il faut faire encore plus. J’annonce donc aujourd’hui au nom de Concordia la création d’un comité sous la direction de Arvind Joshi, directeur général de l’hôpital St-Mary, professeur à l’Université McGill et membre du conseil d’administration de l’Université Concordia. Ce comité, appuyé par mon ami et aviseur John Parisella, collaborera étroitement avec nos universités soeurs, la Chambre de commerce, Montréal international, la Ville de Montréal et les autres paliers de gouvernement, pour mieux comprendre les facteurs qui influencent la décision de demeurer au Québec ou de le quitter. Ayant analysé ces facteurs, le comité proposera des stratégies proactives de recrutement et de rétention de nos étudiants, au profit de notre société, et de notre économie. In closing, let me say that I’m very happy to be home, and to be heading up a remarkable institution with so much to offer. I think a university engaged with its community in the ways I have been describing can make a huge difference to our common future. I see Concordia’s vast web of activities as fertile terrain for promising and dynamic developments in science, business, arts and culture, and our knowledge society as a whole. I invite you to talk to us about how we can work together : partner with us, teach us and learn from us in the years to come. Vous le voyez, Concordia a beaucoup à vous offrir, mais nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de partenaires pour jouer pleinement notre rôle dans la société montréalaise, québécoise, canadienne et mondiale. Que vous soyez associés à nos institutions sœurs, que vous soyez affiliés à la Chambre, que vous soyez ici à titre d’invité—quelque soit votre propre intérêt—culturel, économique ou social—je vous invite à penser à Concordia et à la façon dont nous pouvons, ensemble, bâtir une société ouverte dans laquelle les rêves les plus grands sont réalisables. Merci ! 30 Source: Chris Mota Director, Media Relations Concordia University tel: (514) 848-2424 ext. 4884 cel: (514) 952-5556 fax: (514) 848-3383 e-mail: chris.mota@concordia.ca
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